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Les Docteurs non recrutés en Côte-d’Ivoire mobilisés contre le « génocide intellectuel »

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Les Docteurs non recrutés en Côte d’Ivoire dénoncent des brimades. Ils se disent vilipendés quand ils demandent leur recrutement. Ils dénoncent le mépris du ministre Diawara. Comment pouvons-nous convaincre que l’éducation est une priorité quand on a un prof pour 300 étudiants là où la norme est de…Ambiance !

Point de presse du Collectif des docteurs non-recrutés de Côte d’Ivoire

DÉCLARATION

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Mesdames et messieurs les journalistes, Chers amis de la presse, éminents Docteurs, chers Ivoiriens,

Plus de 3000 Docteurs ivoiriens maintenus au chômage, faute de planification, dénoncent depuis l’année 2021 leur situation.
Réunis au sein d’un Collectif, ils ont parcouru, plusieurs institutions nationales, plusieurs chancelleries et partis politiques, pour expliquer leur situation.

Des guides religieux et des forces de l’ordre ont été saisis.

Des actions pacifiques comme des grèves de la faim, des piquets de dénonciation, des incinérations de thèses et des marches pacifiques ont été posées, pour interpeller, avec insistance les autorités.
Malgré toutes ces démarches et actions, les Docteurs continuent d’être vilipendés, pendant que la médiocrité semble s’ériger en repère.

En effet, quand bien même étant pacifiques, les actions des Docteurs Non-Recrutés se sont soldées par des brimades et des arrestations.
Pourtant, la lutte que mènent ces docteurs n’est pas celle de 3000 pleurnichards qui persistent lâchement à être recrutés à tout prix. C’est plutôt un combat de la sauvegarde de l’école ivoirienne et de la valorisation de l’élite.

La Côte d’Ivoire notre pays a connu plusieurs crises. Mais celle du Doctorat, semble malheureusement émouvoir personne. Certes, les Docteurs n’ont point le droit de recourir à la force à l’image des porteurs légaux d’armes, mais ces Docteurs méritent plus d’attention de la part de l’Etat.
Car, toute crise liée à l’éducation, est extrêmement pernicieuse pour le présent et surtout pour l’Avenir d’un pays.

M. Adama Diawara, qui est un universitaire, le sait pertinemment. Mais, il rejette catégoriquement les propositions concrètes et réalistes du Collectif pour l’insertion des 3000 Docteurs. Cette attitude vise à tuer l’espoir de la jeunesse ivoirienne en l’école.

Dans ce sens, l’action de M. ADAMA DIAWARA, est contraire à la vision et à la politique de son Excellence, M. Le Président de la République, Dr Alassane OUATTARA. Celle de faire de l’école ivoirienne un fleuron du développement du pays.

Sinon, comment pourrait-on inciter nos jeunes frères élèves et étudiants à s’adonner aux études en maintenant des milliers de Docteurs sur le carreau ?

Comment promouvoir la scolarisation de la jeune fille, quand plus de 700 femmes, après avoir consenti des sacrifices pour obtenir leur Doctorat, sont maintenues au chômage, faute de planification ?

Il est inexplicable pour nos mères, la plupart veuves, ayant investi toutes leurs économies dans la formation de leurs enfants devenus Docteurs, d’être convaincues que l’éducation est aujourd’hui une priorité pour nos autorités, quand on refuse de recruter ces Docteurs pendant que nos universités en manquent indiscutablement ?

Comment pouvons-nous convaincre l’ivoirien lambda que l’éducation est une priorité en Côte d’Ivoire, quand nos universités ont 1 enseignant pour plus de 200 étudiants, là où la norme est de 1 enseignant pour 25 étudiants?

Comment tout un village, plusieurs années après avoir fièrement célébré le Doctorat de son fils ou sa fille, peut croire que l’éducation est une priorité quand un Ministre de l’enseignement supérieur demande à des Docteurs formés par l’Etat de s’improviser magiquement en entrepreneurs, sans leur octroyer aucun centime ?

Comment expliquer aux parents d’élèves et étudiants de la Côte d’Ivoire que l’Education est une priorité pour le Président Alassane OUATTARA, quand leurs enfants Docteurs sont traités d’incompétents et méprisés par un Ministre de l’enseignement supérieur, qui de surcroît est enseignant d’université ?

Comment des communautés ivoiriennes peuvent-elles croire en la promotion de l’excellence et du mérite au niveau de l’éducation quand leurs enfants avec qui, ils ont célébré des admissions à un concours sont retirés mystérieusement de la liste des admis, parce que << déclarés admis par erreur sur le site officiel>> d’une institution étatique placée, sous la tutelle de M. ADAMA DIAWARA ?

Aucun pays au monde n’a pu se développer sans faire réellement de l’éducation son cheval de bataille. Tout développement sans l’éducation n’est que leurre.

N’allons-nous pas opter, malgré nous, pour l’expectative face aux performances économiques de la Côte d’Ivoire, quand nous savons que nous n’avons quasiment aucune université parmi les 200 meilleures en Afrique?
Pour rappel, le Ghana y a au moins 5 universités ( classement 2022).

S’il est vrai que l’éducation est une question aussi cruciale, pour la survie de la nation, et qu’elle nécessite plus d’attention de la part de nos autorités, avoir 3000 Docteurs Non-Recrutés, faute de planification, est un déshonneur pour le pays de Félix Houphouët Boigny.

Aussi, avec 3000 Docteurs Non Recrutés, les efforts colossaux consentis par SEM le Président de la République, Dr Alassane OUATTARA pour augmenter les infrastructures universitaires de la Côte d’Ivoire, sont plombés.
Quand 3000 Docteurs sont au chômage , il est difficile de faire du Slogan » Côté-d’Ivoire is back » , cher à son Excellence, Monsieur le Président de la République Dr Alassane OUATTARA, une effectivité.

Encore moins, avec 3000 Docteurs sur le carreau, il est difficile à au moins 9000 ivoiriens d’expérimenter le Slogan ‘’Côte d’Ivoire solidaire’’. Car, 3000 Docteurs c’est 3000 familles, sinon 3000 villages.

Il y a, par ailleurs, urgence de mettre définitivement fin à l’avènement des Collectifs de Docteurs Non-Recrutés.
Car ces Collectifs sont devenus, pour plusieurs Docteurs désespérés, la voie d’un recrutement certain dans un système de l’enseignement supérieur caractérisé par le parrainage et l’opacité.

Les derniers résultats au concours d’entrée à l’ENS ne semblent pas infirmer cette opacité.

Chers amis Docteurs, si nous n’y prenons garde, plusieurs croupiront et périront misérablement avec leurs Doctorats obtenus à la suite de plusieurs sacrifices.
Il est incohérent de construire plusieurs universités et de refuser de recruter des enseignants. Surtout que le manque d’enseignants est avéré dans nos universités.
Une université ne se résume pas aux bâtiments.

Chers Parents d’elèves, si vous restez amorphes, vos enfants continueront d’être entassés dans des amphis et formés au rabais dans les universités et grandes écoles privées.

Chers étudiants, futurs
Docteurs , si vous manquez de vigilance et restez indifférents, vous serez, si vous ne l’êtes pas déjà, logés d’ici peu à la même enseigne.

Chers politiciens, du pouvoir et de l’opposition, si vous préférez l’omerta coupable ou complice face à cette situation inconfortable et déshumanisante qui perdure, plusieurs électeurs lucides vous le rendront certainement au moment opportun.

Tous, constatons que M. ADAMA DIAWARA, n’ayant pas d’arguments et aucune proposition concrète, refuse tout débat public. Il préfère les interviews solitaires pour vilipender l’élite et persister dans la désinformation.
Chers amis Docteurs, l’annulation de la composition sur table, que nous avons exigée depuis juillet, ne serait pas un événement. Ce n’est pas non plus en recrutant au compte goutte par des auditions incongrues et insensées que le problème sera résolu.

En quoi est ce qu’un entretien expéditif et clandestin, avec deux ou trois enseignants de qualité, mais étrangers à la spécialité d’un Docteur, peuvent-ils être un indicateur objectif d’évaluation?
Contrairement à un Procès -Verbal, d’une soutenance publique, signée par au moins cinq enseignants dûment reconnus.

M. ADAMA DIAWARA doit assumer le cumul des Docteurs dû, au manque de politique d’anticipation et de planification du Ministère, au lieu de vouloir infantiliser l’élite intellectuelle par des pseudos soutenances bis.

La problématique essentielle demeure : Comment s’évertuer à insérer 3000 Docteurs au niveau socio professionnel?

Seule une planification d’insertion des 3000 Docteurs permettra de mettre définitivement fin à la crise des Docteurs en Côte d’Ivoire.

Seule une planification de l’insertion de tous les 3000 Docteurs dans nos universités, les grandes écoles publiques et privées, dans l’administration publique à travers nos structures étatiques ou semi étatiques ainsi que dans nos lycées et Collèges avec les avantages des Assistants s’impose.

Pour toutes ces raisons sus-mentionnées, chers amis docteurs, nous devons nous lever pacifiquement comme un seul homme, pour ensemble, dire non à ces veilleités de recrutement au compte goutte de M. ADAMA DIAWARA et interpeller le Président de la République, sur la nécessité de la mesure exceptionnelle pour sauver l’école ivoirienne.

Ce lundi 3 Octobre 2022 , nous invitons tous les Docteurs Non-Recrutés, les futurs Docteurs et toutes les personnes qui refusent de laisser M. ADAMA DIAWARA sacrifier l’éducation et l’excellence, à l’université Félix Houphouet Boigny de Cocody.

Chers amis Docteurs non-recrutés où que nous soyons, quelques soient nos occupations, il est nécessaire de nous mobiliser, car, il y va de notre avenir. Nous sommes à un tournant déterminant de notre vie.

Mobilisons-nous pour mettre définitivement fin à cette affaire de Collectifs des Docteurs Non Recrutés.

Venons dire non aux annonces spectaculaires des rentrées universitaires sans planification à long terme pour l’excellence!

Venons dire non au génocide intellectuel!

Venons dire Non à l’agonie de nos universités et oui à leur repositionnement!

Chers amis Docteurs, l’heure n’est plus aux spéculations et aux calculs personnels, c’est une question nationale.

Une planification d’insertion des 3000 Docteurs, est plus qu’imperieuse, pour mettre fin à cette situation méprisante pour l’éducation et dégradante pour l’école en Côte d’Ivoire.

Seule la lutte libère !

RESTONS MOBILISÉS, CONCENTRÉS, DÉTERMINÉS , ENDURANTS ET SURTOUT DIGNES!
NOUS NE SOMMES PLUS LOIN DU BUT.

HAUT LES CŒURS !
Dr Déroux SIMI
Porte-Parole du Collectif des Docteurs Non-Recrutés de Côte d’Ivoire.




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