Publicité
À LA UNEACTUALITÉPOLITIQUE

Cote D’ivoire: Pour son retour au pouvoir : Gbagbo n’exclut pas des circonstances exceptionnelles

Sponsorisé

Laurent Gbagbo n’a pas du tout renoncé à l’idée de jouer les premiers rôles en politique en Côte d’Ivoire. Mieux l’ancien président ivoirien nourrit une si forte ambition de revenir au pouvoir qu’il espère des circonstances exceptionnelles comme celles de 1940 qui ont conduit le général De Gaulle au pouvoir, en France.

Cela fera bientôt un mois que les lampions se sont éteints sur le congrès constitutif du Parti des peuples africains – Section de Côte d’Ivoire (PPA-CI). Mais alors que Laurent Gbagbo a clairement exprimé sa volonté de revenir au pouvoir si des circonstances l’imposent, tout se passe comme si ses paroles sont tombées dans des oreilles de sourds. Ni les militants du dernier né des organisations politiques ivoiriennes, ni les observateurs de la vie politique nationale n’en parlent. Et quand bien même ils essaient de le faire, ce n’est pas assez. Pourtant, l’ancien président ivoirien n’a pas caché ses intentions de revenir au pouvoir.

Prenant expressément le général De Gaulle en exemple, dans son discours de clôture du congrès constitutif du PPA-CI qui s’est tenu les 16 et 17 octobre derniers, à Abidjan, l’ancien prisonnier politique de La Haye veut pouvoir compter sur une «catastrophe politique»  ou un «incident politique» pour rebondir. «De Gaulle n’avait pas décidé d’être chef de l’État au départ. C’est les circonstances de la défaite de la France en 1940 (…) Donc s’il y a des circonstances comme ça qui font que quelqu’un devient président, il devient président», rappelait volontairement Laurent Gbagbo.

Annonce

Voir les images dans l’appli et economisez jusqu’à 80% de data

Plus tard, l’ancien président ivoirien remettait ça dans l’interview qu’il a accordée à la chaîne de télévision française, France 24. A la question du journaliste de savoir s’il sera candidat à la présidentielle de 2025, sa réponse a été sans ambages : «Je ne sais rien, parce que je l’ai dit aussi mais on l’a moins compris (…) Maintenant, je le dis. En 1940, quand De Gaulle était dans l’avion qui le menait à Londres, il ne pensait pas qu’il allait devenir président de la République. Il y a des moments où certaines charges s’imposent à vous, c’est-à-dire que si les circonstances sont telles que nous avons la chance de gagner sans moi, on va accompagner celui qui aura été choisi. Mais si les circonstances sont telles que nous allons gagner avec moi, eh bien ! Je n’exclus rien…».

On comprend, dès lors, pourquoi Laurent Gbagbo trouve ringard de chercher à éliminer des candidats à une élection présidentielle en limitant l’âge constitutionnel à 75 ans et qu’il s’insurge contre ceux qui veulent le pousser à renoncer à la politique. «Je refuse que quelqu’un décide pour ma vie. Et c’est peut-être parce que je refuse cela que j’ai fait cette carrière politique. Je ferai la politique jusqu’à ma mort. C’est moi et moi seul qui vais décider sous quelle forme», avait-il prévenu.

Tout est, en effet, possible en politique. On l’a même vu, ici, en Côte d’Ivoire. L’actuel président ivoirien, Alassane Ouattara, a été candidat, de façon exceptionnelle, à l’élection présidentielle de 2010 alors que la Constitution de 2000 le lui interdisait. On attend donc de voir.

Publicité
Publicités

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page