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Bénin – Présidentielle : Orounla justifie le silence de Patrice Talon aux exigences de l’opposition

Le ministre de la Communication, Alain Orounla, a justifié dimanche 3 janvier 2021 le mutisme du président béninois relativement aux revendications de l’opposition par rapport à la présidentielle à venir.

C’est un secret de polichinelle. Le chef de l’Etat béninois, Patrice Talon, ne s’est pas exprimé sur les revendications de l’opposition relativement à la présidentielle d’avril 2021 dans son discours sur l’état de la Nation le 29 décembre 2020. Invité de l’émission dominicale « Diagonale » de la web Tv béninoise Bi News, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a justifié ce mutisme du président Talon.

« Ce n’est pas la queue qui remue le chien. Le président de la République a été élu pour dérouler un programme. Je crois qu’il est plus utile qu’il se concentre sur la reddition de compte, sur le compte rendu de l’exécution de ce programme. Ce qui a été exécuté en vingt-deux minutes. Il n’y a pas de place à la distraction, à la divagation.

Puisque les discours que vous attribuez à l’opposition sont des discours qui ne portent pas sur les questions fondamentales, sur les questions qui intéressent véritablement le peuple béninoisqui a compris que l’exécution de ce programme l’a sorti de la précarité, l’a sorti de la misère, l’a sorti de la pauvreté, l’a sorti de la mystification. Donc, on n’a pas besoin de gloser ni d’utiliser une rhétorique barbante pour exprimer ces choses simples que l’on peut toucher du doigt », a expliqué Alain Orounla.

Rhétorique récurrente d’une ultra-minorité

Revenant de façon globale sur les revendications de l’opposition qui réclame, entre autres, l’audit de la liste électorale, le porte-parole du gouvernement estime qu’il s’agit de « une rhétorique récurrente ». Laquelle rhétorique, à en croire le ministre de la communication, « constate qu’on serait dans le recul des acquis démocratique ».

Ce qui, pense Alain Orounla, « est une question d’interprétation de point de vue ». Car pour le ministre porte-parole du gouvernement, « la majorité des acteurs politiques reconnaissent que, non seulement, nos acquis démocratiques n’ont pas été réduits mais ils ont été consolidés, ils ont été réformés, ils ont été réajustés pour permettre l’arrimage de notre pays au développement ».

« Ce n’est parce que deux, trois personnes, personnalités, parce que leurs intérêts ont été perdus, parce que ces personnes savent crier très fort, qu’elles vont couvrir le bruit des réalisations, des progrès, y compris sur ce plan », a ajouté Alain Orounla pour qui ceux qui critiquent les réformes engagées par le gouvernement Talon sont une « ultra-minorité ». Laquelle minorité d’ailleurs, fera savoir le ministre, « n’apporte pas d’alternative ».

« Petite bête »

S’agissant de la tenue d’une élection inclusive, Alain Orounla pense que « les inquiétudes qui pouvaient encore justifier quelques angoisses ont été dissipées » par le président Talon lors de sa tournée nationale. Au cours de sa tournée à travers le pays, le président de la République a promis mettre tout en œuvre pour que les partis d’opposition participent au scrutin présidentiel d’avril 2021.

« Nous avons la certitude qu’il ne s’agira pas d’une élection à candidature unique, qu’il ne s’agira pas d’une élection en match amical. Mais que, on peut présenter autant de projets de société », a laissé entendre le ministre de la communication.

Pour Alain Orounla, avec l’engagement du président Patrice Talon au sujet de l’organisation d’élection inclusive, « si les acteurs de l’opposition étaient sérieux, ils saisiraient cette opportunité et commenceraient par présenter leur projet de société plutôt que de chercher la petite bête ».

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