mercredi, février 24, 2021

À LA UNE, ACTUALITÉ, POLITIQUE

Bénin – Présidentielle 2021: le camp Talon réagit aux exigences de l’opposition

Réponse du berger à la bergère. Quelques heures après la sortie médiatique du collectif de l’opposition qui regroupe des partis, associations et personnalités de l’opposition dont le parti »Les démocrates », le camp du président Patrice Talon a répliqué. Interrogé ce lundi 28 décembre par Frissons radio, le député Orden Alladatin, partisan du chef de l’Etat béninois, a quasiment balayé du revers de la main les revendications du collectif.

Lors de sa sortie médiatique dimanche 27 décembre, le collectif a réprouvé la liste électorale et a réclamé un audit indépendant du fichier électoral. « C’est le président Yayi Boni qui a mis en place cette Lépi (Liste électorale permanente informatisée, ndlr). La Lépi a été instituée pour dix ans. Quand il le faisait, l’opposition en ce moment-là voulait qu’on audite. Mais, au forceps, le président Yayi a mis en place cette Lépi qui continue de nous régir. », a réagi le député Alladatin.

Le parlementaire élu dans la 16e circonscription électorale apprend que le fichier issu du recensement à vocation d’identification de la population réalisé à l’avènement du président Talon est un « outil beaucoup plus efficace » qui aurait pu servir de liste électoral. Mais, « pour ne pas créer la polémique, les députés ont demandé que la Lépi puisse gouverner les prochaines élections », a fait savoir l’élu.

Des assises nationales ?

Le collectif de l’opposition a, lors de sa sortie médiatique, exigé la tenue d’assises nationales pour repenser « notre vivre ensemble ». Le député Orden Alladatin a réagi à cette revendication de l’opposition. « Ce n’est pas opportun », juge-le député soulignant que nous ne sommes pas dans le chaos.

L’opposition demande également à l’Etat béninois de respecter et exécuter les décisions de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. Entre autres décisions : l’abrogation de la loi portant révision de la constitution du 11 décembre 1990.

La Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, à travers cette décision relative à l’abrogation de la loi portant révision de la loi fondamentale, juge Orden Alladatin, demande au Bénin de « renier sa constitution ». Pour le député donc, « ce que l’opposition demande, c’est d’instaurer un état de non droit ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *